Développer la cohésion sociale et et l’accès à la culture

Parce que la Culture est indispensable au développement et à la cohésion sociale, elle doit aujourd’hui être accessible à tous, particulièrement nos jeunes qui doivent avoir la possibilité de s’éveiller, de se nourrir, de se réaliser dès leur plus jeune âge sur un pied d’égalité commun. Malheureusement, en 2015, ce n’est pas encore le cas pour tout le monde mais bon nombre d’acteurs, d’actifs, de passionnés, de militants continuent à créer des plates formes entre les publics parce que le besoin de partager pour avancer est bien réel.
C’est aussi pour favoriser ce type de perspectives qu’On n’est Pas des Machines voit le jour; afin de renforcer le lien social et socioculturel établi et permettre à chacun de s’ouvrir et de se créer… ou pas mais d’ avoir au moins l’opportunité de l’accessibilité.

pedagogiqueLe réseau artistique développé par On n’est pas des machines reflète parfaitement ces perspectives et les acteurs de notre structure, pour ne pas dire les musiciens, danseurs, vidéastes et autres troubadours, oeuvrent fondamentalement à cette démarche. Nous travaillons régulièrement avec les artistes, aussi divers qu’ils soient, autour de tables rondes afin de développer de nouveaux projet d’envergure socioculturelle dans différents types de structures liées ou non aux institutions et différents types de publics (scolaires, extra scolaires, hospitaliers, pénitenciers) même si la majorité des interventions se tournent avant tout vers un public adolescent. Les derniers ateliers mis en places pour les structures accueillant un public jeune sont à l’initiative des protagonistes du projet Ma Boule autour de l’écriture, l’expression, l’improvisation dans un contexte de musicalité qui leur parle et les résultats sont là.

Posture pédagogique et diagnostic

Les jeunes sont par essence même imaginatifs et créatifs, pleins d’énergie, toujours prêts à raconter et poser un regard sur la vie, le monde, le quartier…un tas de trucs. Ils n’ont, pour beaucoup d’entre eux, pas encore accès aux outils médiatiques aussi librement que d’autres; de ce fait moins d’ouverture culturelle, créative ou artistique. Dans bon nombre de quartiers, le maintien du développement est parfois difficile par manques de moyens, de personnel et ce malgré la motivation et l’engagement. Beaucoup de jeunes subissent donc une forme d’immersion passive dans un système de surconsommation guidée par les médias de base. Il faut parvenir à stimuler ces jeunes avec des outils en adéquation avec leur génération, leur environnement tant sur un plan artistique que d’accompagnement. Pour ça il faut des gens qui ont l’envie, qui ont la fibre de mettre en commun et à disposition leurs outils d’ouverture pour ces jeunes….parce que ça paie avec le temps.

Finalités

Les acteurs du projet « Ma Boule » ont toujours contribué à aider la jeunesse à s’accomplir, les aider à trouver leur place.  L’atelier d’écriture constitue un moyen de réfléchir à cette question mais aussi à la possibilité de reconstruire de la liberté, de l’autonomie et de se distancier par rapport à ces schémas trop souvent attendus. Il s’agit d’un espace de parole idéal pour raconter mais aussi pour penser, prendre du plaisir à jouer avec les mots, avec la langue, la langue française, se respecter, écouter la parole de l’autre, la respecter, etc. Il s’agit également de participer à une démarche de réappropriation des mécanismes démocratiques, qu’ils participent plus encore à la vie de la cité dans un esprit d’ouverture et de respect. La culture Hip Hop par sa vocation originelle peut constituer un véritable levier vers cette démarche.

Public

Les ateliers s’adressent à tous les publics adultes et enfants à partir du cycle 3, avec une vocation particulière pour les publics jeunes. L’atelier peut s’adresser à des publics en difficulté et/ou en rupture scolaire grâce à une approche ludique et des codes musicaux partagés par nombre d’entre eux.

Objectifs

  • faire naître ou accroître le goût pour l’écriture, la lecture et les mots en général
  • mobiliser des savoirs acquis notamment autour du Français, de l’Histoire ou de la Culture générale
  • utiliser un mode d’expression actuel pour porter un regard sur sa situation et son environnement
  • découvrir la culture Hip Hop et ses liens avec des genres parents comme le jazz ou la chanson française
  • s’approprier la langue française, la poésie et autres subtilités parolières
  • construire un texte en intégrant différentes contraintes et les règles de l’écriture poétique

Durée d’intervention et cadencier

L’intervention est adaptée au projet de la structure : elle peut être ponctuelle, régulière ou concentrée sur une période donnée.
Dans le cas de publics jeunes et/ou non initiés, il est préférable que chacune des séances ne dépasse pas deux heures consécutives pour des questions de concentration. Si le souhait de la structure est d’aboutir à un rendu valorisant (CD, recueil de textes, restitution, etc.), un minimum de vingt heures d’intervention est nécessaire répondant ainsi à certains objectifs :

  • être en situation de mettre en forme des chansons
  • susciter l’esprit créatif et imaginatif à partir des émotions et de la sensibilité de chaque participant
  • convoquer différentes émotions pour interpréter un texte qui a été écrit par soi-même ou par un autre auteur, comprendre et percevoir la notion de rythme grâce à la découverte du Human Beat Box et au travail sur la musicalité d’un texte.

Ressources du projet

Financières : le tarif horaire de base est de 50 € HT. Un forfait est par ailleurs possible en fonction de la durée de l’intervention.

Techniques : Logistique technique simple, basique, n’engageant aucun frais pour les structures (une salle, du papier et des stylos). Un système son (poste, chaîne ou sono) sur place est un plus.

Humaines : en fonction du nombre de participants et du budget, Trublion pourra être accompagné par un ou plusieurs autres artistes du mouvement Hip Hop (auteurs-interprètes Rap-Slam). Selon le budget et le type de finalité envisagé par la structure, il pourra également proposer le concours d’artistes-intervenants de son entourage qualifiés dans les domaines de la MAO (enregistrement d’un CD), de la vidéo (réalisation d’un clip) ou de musiciens (mise en musique des textes dans différents styles musicaux).

Découverte du Human Beat Box (reproduction de sons d’instruments avec la bouche et le corps) et de son utilisation comme support musical des textes, pratique du « freestyle » et de jeux d’improvisation (mobiliser idées et rimes dans l’instant, sans écrit).

Contenus et méthodes

Déroulé de l’action

  • présentation ludique du mouvement Hip Hop (lecture de textes, morceaux et vidéos) puis échange autour des perceptions de chacun
  • découverte des différentes composantes du rap (texte, flow, interprétation, etc.)
  • ateliers d’écriture et d’interprétation (voir le détail ci- dessous)
  • définition d’un projet collectif et création de morceaux, mise en commun et partage des créations
  • partage des impressions, des questions, d’idées

Écriture

  • découverte des différents types de rimes, figures de style et jeux de mots
  • écriture de textes en variant les genres (thèmes de société, exercice de style, fiction, etc.) et les angles d’approche (à quelle personne souhaite-on parler ? / quel ton veut-on employer ?)
  • écriture d’un texte d’une longueur définie (refrain, couplet, une demi page)
  • prise en compte de contraintes (mots tirés au sort, structure de rimes, etc.)
  • création de morceaux individuels et/ou collectifs et travail sur leur forme finale en fonction de la personnalité et de la sensibilité de chacun des participants

Interprétation

  • exercices de diction et de maîtrise du souffle
  • travail sur la musicalité des textes en les adaptant à des musiques instrumentales choisies par les participants (découverte du flow, du débit et du rythme)
  • mise en avant du sens des textes par l’expression de sentiments et du corps
  • human Beat Box et improvisation

atelier MAO

Critères et outils d’évaluation

L’évaluation formative des objectifs peut se dérouler à partir des critères: mobilisation des acquis et utilité des connaissances partagées; je sais / je sais faire / je sais transmettre, qualité du rendu et/ou du processus de création, perspectives pour la suite.

Elle prendra la forme d’échanges oraux au cours et à la fin des ateliers et pourra être complétée par un questionnaire écrit en fin de session et/ou différé.
L’intérêt de l’évaluation dès les premières séances est de pouvoir adapter les suivantes en fonction du ressenti et des attentes des participants.

L’association On n’est pas des Machines travaille avec bon nombres d’acteurs en région Centre sur la création de nouveaux ateliers et parvient aujourd’hui à sensibiliser divers publics dans différents types de structures, aussi bien scolaires que pénitentiaires ou hospitalières.

Au sein des établissements pénitenciers, on retrouve nos acteurs de La Vie d’Artiste dans le cadre d’autres ateliers d’écriture similaires à ceux du projet Ma Boule……………

atelier danse 2

D’autres ateliers ont déjà vu le jour autour des travaux de création d’un marionnettiste, de la danse, du théâtre, de la M.A.O. (Musique Assistée par Ordinateur), du carnaval… et malgré qu’on ne soit pas des machines, les idées nouvelles émergent chaque jours.

marionnette